| Retour page précédente | Morale : « des principes qu’on prescrit aux autres pour soi »
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Les Bijoux indiscrets est un roman libertin publié anonymement par Denis Diderot en 1748.Cette allégorie, qui est la première œuvre romanesque de Diderot, dépeint Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo qui reçoit du génie Cucufa un anneau magique qui possède le pouvoir de faire parler les parties génitales (« bijoux ») des femmes. Wikipedia |
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— Cette nuit, j’entendis une voix qui ne m’était pas inconnue, et qui criait : À moi ! à moi ! Je regarde, et je vois une jeune créature effarée, échevelée, qui s’avançait à toutes jambes de mon côté. Elle était poursuivie par un vieillard, violent et bourru. À juger du personnage par son accoutrement, et par l’outil dont il était armé, c’était un menuisier. Il était en culotte et en chemise. Il avait les manches de sa chemise retroussées jusqu’aux coudes, le bras nerveux, le teint basané, le front ridé, le menton barbu, les joues boursouflées, l’oeil étincelant, la poitrine velue et la tête couverte d’un bonnet pointu. — Je le vois. — La femme qu’il était sur le point d’atteindre, continuait de crier : À moi ! à moi ! et le menuisier disait en la poursuivant : " Tu as beau fuir. Je te tiens ; il ne sera pas dit que tu sois la seule qui n’en ait point. De par tous les diables, tu en auras un comme les autres. " À l’instant, la malheureuse fait un faux pas, et tombe à plat sur le ventre, s’efforçant de crier : À moi ! à moi ! et le menuisier ajoutant : " Crie, crie tant que tu voudras ; tu en auras un, grand ou petit ; c’est moi qui t’en réponds. " À l’instant il lui relève les cotillons, et lui met le derrière à l’air. Ce derrière, blanc comme la neige, gras, ramassé, arrondi, joufflu, potelé, ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui de la femme du souverain pontife. " LE PONTIFE. De ma femme ! LE SULTAN. Pourquoi pas ? " Le personnage aux deux trous ajouta : C’était elle en effet, car je me la remis. Le vieux menuisier lui pose un de ses pieds sur les reins, se baisse, passe ses deux mains au bas de ses deux fesses, à l’endroit où les jambes et les cuisses se fléchissent, lui repousse les deux genoux sous le ventre, et lui relève le cul ; mais si bien que je pouvais le reconnaître, à mon aise, reconnaissance qui ne me déplaisait pas, quoique de dessous les cotillons il sortît une voix défaillante qui criait : À moi ! à moi ! |
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« L’âme reste dans les pieds jusqu’à l’âge de deux ou trois ans, elle habite les jambes à quatre ; elle gagne les genoux et les cuisses à quinze : alors on aime la danse, les armes, les courses et autres violents exercices du corps » |
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« Celui qui prendrait ce que j’écris pour la vérité serait peut-être moins dans l’erreur que celui qui le prendrait pour une fable » |
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Production: Adaptation et mise en scène: Direction technique: Conception graphique : Avec : |
Remerciements à…
Monsieur le Maire Madame et Monsieur Andriot |
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