Le Bureau des Controverses
Le spectacle LA MACHINE A CONTROVERSER de Monsieur Leibniz, a été créé du 15 au 24 juillet à Langres et le 26 juillet à Châteauvillain. Il a été sélectionné le samedi 24 septembre à Langres, pour les Rencontres Nationales de Philosophie. Tournées en préparation.
Un blog est ouvert pour préparer les sujets de controverses: Bureau des Controverses , visitez et devenez membre!
Prochainement, des "cafés-controverses" seront organisés à Langres... et dans le Monde!


Conception grap
Le Bureau des Controverses est parrainé par Messieurs Yves Coppens et Michel Serres |
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Synopsis Durée : 1h environ Avec : Hakim Maraoui, Antoine Mortet, Jean Michel Frémont, Maxime Collier |
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Un peu de philo? ![]() |
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Argumentaire philosophique "Controverse" est un mot intéressant par son étymologie latine qui le rattache à l’analyse des sites: deux antagonistes occupent deux places opposées aussi éloignées que l'on veut, que le dialogue, irénique* par principe et parce que la vérité l’exige, s'efforce de rapprocher jusqu'à ce qu'elles deviennent voisines, voire identiques donc interchangeables, en passant par un retournement de chaque situs vers l'autre. Le mot fait entendre que c'est l'objet qui est controversé, et insiste sur le contra ; or la méthode leibnitienne, considère plutôt la position des sujets qui sont, certes face à face, mais possiblement prêts à se retourner, versus : le plus important n'est pas la contra-diction, mais le renversement des situations : A prend la place de B par une rotation (vertere) des situs vers toutes les directions, on occuperait à la longue toutes les scénographies possibles, pour aboutir à l’infini au point ichnographique où elles se confondent : l'universel est l'intégrale des versions - donc c'est peut-être bien par l'art de la controverse que l'on atteint la vérité… La controverse est évidemment un objet intéressant pour une philosophie de la communication: le monde est un ensemble infini et non lié de points de vue qui représentent activement le point de vue intégral du monde, c’est-à-dire les corps, les âmes, les esprits, donc encore la pensée, la philosophie, l'histoire, les religions, et, en elles, les sectes, les hérésies, les schismes. Toutefois les controverses ne s’évanouissent pas sous le seul empire de la raison dans une harmonique réconciliation des points de vue; l’irénisme* demande un travail, une technique d’argumentation, voire un stratagème: d’où l’invention de cette sorte de machine à controverser. Ce que nous jugeons vrai, ou faux, en matière de philosophie, ou de religion, a quelque probabilité de l'être effectivement, si nous le soutenons encore comme tel à partir de la place d’autrui puisque prendre la place d'autrui a pour effet automatique d'exhiber ce qui reste invariant parmi les variations du situs. Le dispositif suggère que chaque adversaire pourrait être l'autre, qu'il est possiblement l'autre sous un certain rapport - conformément à la métaphysique de l'harmonie, qui veut que chaque situs enferme d'une certaine manière tous les autres. Ainsi naît l’incontestable. On appelle ainsi une thèse ayant des raisons incomparablement plus solides que toute autre, rationnellement préférable : à laquelle on ne peut raisonnablement refuser son assentiment. Christiane Frémont (CNRS)
* Irénisme : Attitude d'esprit selon laquelle on fait fi de ce qui nous éloigne pour se focaliser sur ce qui nous unit, nous rapproche. L'irénisme est une attitude de compréhension. Ce mot est formé, au XXe siècle, à partir de l’adjectif irénique, francisation du latin ecclésiastique irenicus. Sa racine grecque εἰρήνη eirếnê (« paix ») apparaît plus évidemment encore dans les sens non-religieux. |
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